A N D R É     C O U R R È G E S

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1997 – photo John Schults – Reuters

1994,

André Courrèges quitte la mode, les podiums,  le succè. Nul ne pourra plus l’approcher, lui parler, l’interviewer, le photographier. Il cède la direction  de sa maison à sa femme Coqueline, qui parle a sa place.

Désormais une autre création retient son attention : l’art. 

À cette époque je produisais pour France 3 le magazine de mode  »  Paris c’est la mode «  .  Impossible d’avoir la moindre entrevue avec André Courrèges. Deception pour moi qui ait adoré le travail innovant de ce génie de la mode et de son époque : Oui, bien sur la mini jupe, mais surtout il a gommer le trois-quarts  des références de l’élégance pour en créer d’autres, rejetant les clichés,  les idées reçues et les  convenances.
La Haute Couture de ses débuts, l’élégance moderne  toute en légèreté, coupe rigoureuse, fleur de rhodoïde, mousseline et paillettes. Il crée une allure jeune et contemporaine. Il aime les couleurs vitaminées, il invente un blanc  » lumineux «  pas  » éblouissant  »  qu’ il impose en hiver, et on a adoré. Comme nous avons adoré ses formes nettes et son  esthétique de l’épure. Le succès est au rendez-vous. Il raccourcit les jupes en 61 et les rallonge en 70.
Avec lui, les mannequins s’amusent, l’humour monte sur les podiums. Les femmes sont heureuses. Je fais parti du fan club.

André Courrèges et son équipe

André Courrèges et son équipe merci à Betty Granella

En 1998,

 

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une de mes collaboratrice  me propose de rencontrer André Courrèges chez lui à Neuilly. Nous allons à un premier rendez vous, à une heure bien précise et  juste pour une demi heure, il est malade, ça ne se voit pas.

Casquette rose, lunettes blanche il a  l’oeil qui frise.

Il accepte l’interview à une condition : parler de son art, de sa peinture et de sa sculpture. Le jardin est plein de formes colorées.

Nous sommes revenues la semaine suivante, casquette rouge, polo rose et  toujours l’oeil qui frise. Il était heureux de nous voir, de s’exprimer. L’entretient à duré 45 minutes. Nous avons gardé seulement 5 minutes, dommage. Mais 5 minutes d’émotion pure ou l’on peut voir l’artiste au travail. Sa dernière interview.

 

Dommage, c'est de moins en moins bien, pour ces robes en crochets ...

Dommage, c’est de moins en moins bien, pour ces robes en crochets …