L’homme qui a créé la robe de la femme de Donald Trump

 

Mélania Trump au bal de l’inauguration

C’est Hérvé Pierre qui à fait la superbe robe blanche que portait Mélania Trump pour le bal de l’inauguration. Cette robe a mis le nom d’Hérvé Pierre en lumière, et dans l’histoire des USA, cette robe vue par le monde entier, ira au musée.

Il habille les plus belles femmes du monde, des premières dames, aux plus grandes dames, en passant par les plus belles dames : Marion Cotillard, Michelle Obama, Jessica Alba, Cameron Diaz, Diane Kruger, Demi Moor, Lady Gaga, Zang Zie et la grande prêtresse de la mode Anna Wintour, j’en passe … il y en a trop !

Toutes aiment le travail subtilement « cool chic » et plein d’esprit du créateur français, fraichement naturalisé américain.

 

Une très bonne formation : Hérvé Pierre est diplomé de l’histoire de l’art à la Sorbonne, puis il suit les cours de l’école de la Chambre syndicale de la Haute Couture à Paris.
Ce jeune styliste se fait remarquer immédiatement. En 1986 il est lauréat de la Fondation de la Vocation Marcel Bleustein Blanchet, une récompense pour ce jeune homme qui à commencé à dessiner des robes vers 6ans : « Je pense que c’était une vocation, mes parents ne se sont jamais posé la question de mon avenir, c’était clair ! », dit il, les yeux pétillant.

Hervé Pierre, photo de Benjamin Didier

 

1987 il reçoit le 1er prix du Comité Colbert. Pour les 40 ans de Dior, il fallait présenter deux dessins, deux toiles, les modèles étaient réalisés dans les ateliers de la maison et exposés au Grand Palais. « J’ai gagné un stage de 3 mois chez Dior, Marc Bohan était encore là. Balmain m’avait repéré et m’a proposé d’être employé comme second dessinateur Haute Couture sous Eric Mortensen. Chez Dior et Balmain, j’ai appris la discipline, à l’époque les maisons de Haute Couture n’était pas « people », il y avait un protocole très stricte, Monsieur Bohan travaillait en blouse blanche et l’on vaporisait du Miss Dior dans les salons, chez Balmain du Miss Balmain ou, l’été du Vent Vert. C’était Versailles. On ne badinait pas avec l’étiquette ».

Lady Gaga

 

De 1987 à 1993 il est successivement designer pour la Haute Couture et le prêt à porter, et directeur artistique Haute Couture et prêt à porter toujours chez Balmain. C’est à cette époque que j’ai rencontré Hérvé Pierre, un jeune dandy brillant, élégant, esprit pétillant, extrêmement drôle, très talentueux et modeste, il l’est toujours. Il a une conception de son métier de couturier et de son rôle dans la société d’aujourd’hui devrait servir de modèle à beaucoup « Si le couturier apporte quelques minutes de rêve à la fin du journal télévisé, ce n’est pas si mal !!! parler de couleurs, de tissus, d’ampleur de robes et d’emmanchure, ce n’est pas le fond de la mine, je ne dessine et fait que des robes, je ne sauve pas le monde… Le couturier est là pour créer ce qu’il y a dans l’air du temps, respecter la femme et l’homme qu’il habille en passant outre son égo. Une fois, une tête couronnée me demande de lui faire une tenue ou la manche gauche devait être très serrée. La reine voulait cette robe car elle recevait et qu’elle devait serrer des mains toute la journée. Le bras gauche ne servait à rien. On ne fait pas ça tous les jours( Hahaha ) ».

 

Il travaille pour des maisons qui ont une identité : Pierre Balmain en France et aux Etats Unis ou il vit depuis 1995, Oscar de la Renta, Vera Wang Bill Blass et Carolina Herrera qu’il vient de quitter. Chez Carolina Herrera, il avait en plus de son post de créative director, ceux de s’occuper du Célébrity dressing et des licences. La maison n’avait jamais aussi bien marché. Il sait à merveille se couler dans l’esprit et les codes des maisons pour lesquelles il crée. Un vrai plaisir de le voir travailler, chercher et trouver la forme, le volume d’un modèle et ses proportions  »J’ai deux manières de créer une robe, soit je fais un croquis avec en tête un tissus qui me plait, soit je joue avec le rouleau de tissus que je drape directement sur un mannequin pour savoir ou le tissus veut aller , si on le force à faire ce qu’il ne veut pas faire, ça ne marchera pas. J’ai appris ça de Monsieur Saint Laurent ».
En plus de ces qualités, sa rigueur professionnelle et son talent sont les armes absolues d’Hérvé Pierre. Il associe avec bonheur, fluidité, modernité, féminité et sens du détail. Hérvé Pierre aime aussi mettre une certaine dose de mystère dans les vêtements qu’il propose, il aime s’amuser à brouiller les pistes « Si je peux éviter que l’on voit ou l’on entre dans la robe, c’est un plus. J’aime regarder un patronage de toile à plat et imaginer qu’en combinant  A avec B  je peux faire une manche ! En fait , je fais des économies de tissus et de couture… Le temps c’est de l’argent ! « 

La femme Hérvé Pierre ? De 18 à 78 ans. Et dire que ce sont les maisons américaines qui profitent de ce talent et de son expérience…